AUGMENTATION MAMMAIRE

L’hypoplasie mammaire est définie par des seins dont le volume est trop petit par rapport à la morphologie d’une patiente. Elle peut exister depuis la puberté (“les seins ne se sont jamais développés”) ou être la conséquence d’un amaigrissement ou d’une grossesse (avec ou sans allaitement). Elle peut parfois s’associer à une ptose, c’est-à-dire un glissement vers le bas de la glande mammaire avec distension de la peau (“les seins se sont affaissés”).

LE PRINCIPE
Les prothèses autrefois remplies de sérum physiologique le sont actuellement plis fréquemment par du silicone. Il existe un large choix de volume de ces implants pour répondre à vos besoins. Lors de votre première consultation, le Docteur Lionel SALLAZ, après avoir écouté vos souhaits et motivations, vous examinera attentivement pour s’assurer du bien-fondé d’une opération qu’il vous expliquera précisément. Il vous informera de la façon la plus détaillée et honnête possible sur cette intervention et vous expliquera ce qu’elle peut réellement vous apporter et ce qu’elle ne peut pas corriger. Il vous montrera la topographie de la future cicatrice : soit au niveau de l’aréole (le plus fréquemment), soit dans le sillon sous le sein, soit parfois dans le creux de l’aisselle. Les prothèses peuvent être placées en avant ou en arrière du muscle pectoral selon les cas.
Cette opération n’est pas prise en charge par l’assurance santé sauf cas très exceptionnel avec nécessité d’un avis du médecin conseil de l’assurance maladie. La durée d’hospitalisation est en général d’une nuit postopératoire.
Il vous sera remis une fiche d’information ainsi qu’un devis afin que vous puissiez prendre une décision pleinement informée après un délai de réflexion. Si vous souhaitez être opérée il sera nécessaire de prendre un nouveau rendez-vous de consultation pour revoir le chirurgien avec la mammographie (ou l’échographie mammaire) qu’il vous aura prescrite pour vérifier l’absence de toute contre-indication. Il pourra alors répondre à vos éventuelles autres questions, établira votre inscription à la clinique et vous adressera en consultation auprès du médecin anesthésiste.

L’intervention, appelée augmentation mammaire, consiste à accroître le volume d’une poitrine par mise en place des prothèses mammaires souples sous anesthésie générale au bloc opératoire de la clinique dans un environnement technologique de pointe ayant reçu l’autorisation pour la réalisation des interventions de chirurgie esthétique par la Haute Autorité Sanitaire (HAS).
Elle débute par la réalisation d’une minime incision cutanée à l’endroit défini en consultation au niveau de l’aréole ( le plus fréquemment), ou dans le sillon sous le sein ou parfois au niveau du creux de l’aisselle. La prothèse est mise en place par le chirurgien derrière le muscle pectoral le plus souvent ce qui la rend quasiment imperceptible. Parfois le chirurgien peut en plus ré-injecter de la graisse ( technique composite) pour cacher la prothèse chez une patiente très mince.
La suture cutanée est réalisée à l’aide de fils fins dissimulés sous la peau (surjets intradermiques), un pansement légèrement compressif est réalisé et un soutien-gorge « de sport » est mis en place.

LES SUITES OPERATOIRES
Elles sont habituellement simples mais il peut exister des douleurs (pendant quelques jours) à type d’oppression thoracique lorsque les prothèses ont été positionnées en arrière du muscle pectoral. Des médicaments antalgiques adaptés vous seront systématiquement prescrits qu’il faudra poursuivre lors de votre retour à domicile le lendemain.
Un repos de quelques jours est souhaitable pour votre convalescence, aucune activité sportive soutenue ne devant être pratiquée pendant deux à trois mois.
Les fils de suture seront retirés une dizaine de jours après l’intervention lors de votre consultation de contrôle auprès du chirurgien qui vous suivra ensuite en consultation pour surveiller l’absence de survenue de toute complication et votre satisfaction.

LE RESULTAT
Initialement les seins peuvent paraître “gonflés” et un peu gros. Ils prendront leur forme et volume définitifs en plusieurs mois.
La sensibilité du sein diminuée les premiers mois n’est en général pas modifiée après cette intervention à long terme et si vous le souhaitez un allaitement ultérieur sera possible.
La cicatrice, de petite taille (3 à 4 cm), deviendra en général très fine. Des traitements spécifiques et des conseils personnalisés vous seront indiqués pour la minimiser au maximum (massage, pansements, …).
Les fabricants d’implants mammaires n’indiquent pas de durée de vie pour ces prothèses. Il n’est donc pas possible de déterminer un délai à partir duquel elles devront être changées. Après dix ou quinze ans ou plus?

LES RISQUES DE L’INTERVENTION
Ils sont rares, néanmoins bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, l’augmentation du volume mammaire n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.
En pratique, l’immense majorité des interventions se déroule sans problème et les patientes sont pleinement satisfaites du résultat.

Il faut préciser que lorsqu’une prothèse est mise en place, il se produit TOUJOURS une réaction cicatricielle autour d’elle, c’est la coque péri-prothétique. Parfois celle-ci peut se contracter et rendre le sein ferme et douloureux. Ce phénomène, assez rare, peut s’il entraine des gênes importantes nécessiter une ré-intervention pour assouplir le sein. Le chirurgien vous expliquera les précautions mises en œuvre pour limiter ce risque et pour le traiter le cas échéant.
Chez certaines patientes très minces, la prothèse peut être perceptible sous la peau (plis) dans certaines positions.
Les infections sont rares après cette intervention mais à prévenir car sources de complications (ablation des prothèses par exemple). Pour limiter ce risque les patientes doivent prendre des douches pré-opératoires à domicile avec des antiseptiques et des antibiotiques sont prescrits pendant l’intervention.
Un hématome peut survenir et nécessiter une ré-intervention pour l’évacuer s’il est volumineux. Pour limiter ce risque aucun médicament contenant des dérivés de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant et suivant l’intervention.


Au total, il ne faut pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d’aléas. Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant. surveillance du sein dans le cadre du dépistage de cancer du sein (mammographie, échographie) après l’intervention sera identique à celle d’une femme qui n’a pas été opérée.

ACTUALITE

Face aux interrogations actuelles concernant le risque de lymphome anaplasique à grandes cellules (tumeur qui se développerait dans des cas rares dans la capsule fibreuse qui se crée autour de l’implant) chez certaines femmes porteuses d’implants mammaires, l’ANSM (Agence Nationale de Sécurité du Médicament et des Produits de Santé) a réuni les 7 et 8 février 2019 les différents intervenants lors d’une consultation publique sur l’utilisation des implants mammaires. Le risque est très faible selon le professeur Gary Brody, spécialiste mondial du sujet, qui a tenté d’évaluer l’impact de cette maladie à travers le monde au vu de la littérature et de ses cas personnels. Il a recensé en 2016, 173 cas dans le monde apparus sur plus de 15 ans. Le risque global reste néanmoins très faible, puisqu’il est compris entre un cas sur 500 000 et un cas sur 3 millions de patientes. 80 % des cas sont décrits aux États-Unis et seulement 20 % dans le reste du monde dont l’Europe. Le lymphome anaplasique à grandes cellules est une nouvelle entité carcinologique à part entière, dont l’origine est souvent multifactorielle. Le facteur étiologique principal commun semble être la surface texturée des implants mammaires et l’inflammation qui en découle. Le contenu des implants n’est pas vraissemblablement en cause. En pratique, bien qu’il soit de survenue très exceptionnelle, le lymphome anaplasique à grandes cellules constitue un risque dont les femmes candidates à une implantation mammaire doivent dorénavant être systématiquement informées. Devant les données actuelles de la science qui semblent pouvoir les lier à l’apparition de cette maladie, les implants à surface macrotexturée doivent faire l’objet d’études scientifiques complémentaires. Enfin, d’une façon générale les femmes porteuses d’implants mammaires doivent être régulièrement et systématiquement surveillées. En conclusion de cette consultation, l’ANSM recommande de n’utiliser les implants mammaires texturés que lorsque la texturation de leur enveloppe apporte un bénéfice de façon avérée. Les implants macrotexturés à texture Biocell de la marque Allergan sont interdits et les implants macro-texturés des autres fabriquants ne doivent être utilisés qu’avec la plus grande prudence. A ce jour (février 2019) aucun cas de lymphome n’a été diagnostiqué chez des patientes porteuses d’implants lisses.

Pour en savoir plus sur l’augmentation mammaire, n’hésitez pas à prendre rendez-vous.

LA PLASTIE MAMMAIRE

Lorsque les seins se sont affaissés avec un distension de la peau, on parle de ptose mammaire. Lorsqu’ils ont en plus un volume important, on emploie le terme d’hypertrophie mammaire alors que s’ils sont petits on parle d’hypotrophie mammaire. Cette ptose peut exister dès la puberté ou être consécutive à un amaigrissement, une grossesse (avec ou sans allaitement).
L’objectif de l’intervention chirurgicale est d’obtenir deux seins harmonieux, joliment galbés et ascensionnés. Elle peut être pratiquée dès la fin de la croissance et, au-delà, pendant toute la durée de la vie. Une grossesse ultérieure est bien évidemment possible ainsi qu’un allaitement, mais on conseille d’attendre un délai d’au moins six à huit mois.
Lors de votre première consultation, le Docteur L. SALLAZ, après avoir écouté vos souhaits et motivations, vous examinera attentivement pour s’assurer du bien-fondé d’une opération qu’il vous expliquera précisément. Il vous expliquera ce qu’elle peut réellement vous apporter et ce qu’elle ne peut pas corriger. Il vous informera de la façon la plus détaillée et honnête possible sur cette intervention (position des cicatrices, leur évolution dans le temps, …). Si la ptose est associée à une insuffisance trop importante de volume du sein, il peut être souhaitable de mettre en place en plus une prothèse mammaire. Ce cas particulier sera évoqué par le chirurgien lors de votre consultation. Lorsque la poitrine est imposante et qu’elle s’affaisse, il peut y avoir une prise en charge partielle de cette intervention par l’assurance santé. Si tel est le cas, le chirurgien vous en informera. Il vous remettra une fiche d’information ainsi qu’un devis pour que vous puissiez prendre votre décision pleinement informée après un délai de réflexion.
Si vous souhaitez être opérée, il sera nécessaire de faire réaliser un examen radiologique de la poitrine ( mammographie, échographie) ainsi qu’un bilan sanguin pré-opératoire avant de le revoir en consultation une seconde fois. Le chirurgien pourra alors répondre à vos éventuelles autres questions avant de vous « inscrire » à la clinique et de vous adresser en consultation d’anesthésie.

PRINCIPE
L’intervention chirurgicale se pratique sous anesthésie générale au bloc opératoire de la clinique dans un environnement technologique de pointe ayant reçu l’autorisation pour la réalisation des interventions de chirurgie esthétique par la Haute Autorité Sanitaire (HAS). Elle dure environ 2h-2h30.
Le but de cette opération est de redonner un galbe à la poitrine en la modelant, l’ascensionnant (lifting mammaire), la diminuant ( plastie mammaire de diminution) ou l’augmentant (augmentation mammaire) selon les besoins pour qu’elle soit plus harmonieuse avec le reste de la silhouette.
Cette opération créera une cicatrice et cette cicatrice aura une longueur différente selon le type exact d’intervention qui sera réalisée. Elle se situera autour de l’aréole, parfois elle se prolongera verticalement vers le sillon situé sous le sein et même si besoin horizontalement dans ce sillon. Le chirurgien devra trouver un compromis entre un joli galbe de votre sein qui vous satisfera et un préjudice cicatriciel le plus minime possible. Cela est affaire de technique opératoire, de son expérience et de votre façon de cicatriser. Les sutures sont réalisées avec des fils fins placés sous la peau (surjets intradermiques) et un pansement légèrement compressif puis un soutien-gorge sont mis en place. 

LES SUITES
Elles sont habituellement simples mais un suivi précautionneux en clinique pendant une nuit post-opératoire est nécessaire et vous pourrez quitter la clinique le lendemain matin. Les fils de suture seront retirés deux semaines après l’intervention lors de votre consultation de contrôle auprès du chirurgien à son cabinet. La gêne est modérée et les activités normales peuvent être reprises rapidement. Aucun sport soutenu ne devra être pratiqué pendant deux mois après pour ne pas créer de tensions cutanées excessives sur les sutures à l’origine de leur élargissement. Le résultat morphologique sera acquis après quelques mois. La poitrine aura alors le plus souvent un galbe harmonieux et naturel, symétrique ou très proche de la symétrie. Il faudra néanmoins encore attendre l’effacement progressive de la cicatrice en 1 à 2 ans. Le sein opéré est un sein qui reste naturel et sensible, notamment aux variations hormonales, en cas de traitement, de grossesse ou de variations pondérales des changements peuvent donc survenir.
Au-delà de l’amélioration esthétique, cette intervention a en général un retentissement favorable sur l’équilibre du poids, la pratique des sports, les possibilités vestimentaires et l’état psychologique.

LES RISQUES
Les risques et complications sont rares, néanmoins bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, une plastie mammaire n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans problème et les patientes sont pleinement satisfaites de leur résultat.
Un hématome, ralentissant l’évolution normale, peut survenir, il sera prévenu et traité le cas échéant. Pour limiter ce risque aucun médicament contenant des dérivés de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant et suivant l’intervention.
La sensibilité des seins peut parfois être diminuée partiellement en général de façon temporaire.
Certains retards de cicatrisation peuvent prolonger le port d’un pansement, notamment en cas de nécrose cutanée, très rare. Le tabac est un facteur de risque de mauvaise cicatrisation important. L’intoxication tabagique devra être fortement diminuée voir arrêtée 3-4 semaines avant l’opération pour diminuer ces risques.
L’infection est rare après ce type de chirurgie, pour en limiter la survenue pour minimiser ce risque les patientes doivent prendre des douches pré-opératoires à domicile avec des antiseptiques.
Parfois des anticoagulants sont prescrits pour prévenir le risque thrombo-embolique (phlébite, …), le port de bas anti-thrombose est nécessaire et un lever précoce après l’opération est préconisé.
Au total il ne faut pas surévaluer les risques, mais, simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d’aléas. Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Pour en savoir plus sur la plastie mammaire n’hésitez pas à prendre rendez-vous

LA RECONSTRUCTION MAMMAIRE

Lors de la reconstruction mammaire après chirurgie du cancer du sein (mastectomie totale ou partielle, tumorectomie) différentes techniques chirurgicales peuvent être proposées pour reconstruire le sein. Elles utilisent parfois un implant mammaire avec des lambeaux cutanés et/ou musculaires pris aux dépens du dos ou de l’abdomen et souvent un lipomodelage (= ré-injection de graisse).
Le choix du type d’intervention dépend de multiples facteurs dont les principaux sont: les souhaits de la patiente, son âge, son état de santé et les possibilités chirurgicales directement liés aux traitements précédemment réalisés (chirurgie, radiothérapie,…) . En effet, parfois certaines techniques reconstructrices ne peuvent pas être utilisées du fait des lésions cutanées créées par la radiothérapie par exemple. Plusieurs interventions chirurgicales peuvent être nécessaires pour d’obtenir un résultat esthétique optimal.
Lors de votre première consultation, le Docteur L. SALLAZ, après avoir écouté vos souhaits, vous examinera attentivement pour s’assurer de la faisabilité de telle ou telle intervention qu’il vous expliquera précisément. Il vous expliquera ce qu’elle peut réellement vous apporter et ce qu’elle ne peut pas corriger. Il vous informera de la façon la plus détaillée et honnête possible sur cette intervention (position des cicatrices, leur évolution dans le temps,…). Il vous détaillera le plan de traitement qu’il envisage ( nombre d’interventions, délais entre chaque,…).
Ainsi, étant donné la grande variété d’interventions envisageables, il n’est pas possible de toutes les décrire ici mais cela sera fait par le chirurgien en consultation.

Pour en savoir plus sur la reconstruction mammaire n’hésitez pas à prendre rendez-vous.

LE MAMELON INVAGINE

Le mamelon invaginé est une malformation mamelonnaire congénitale ou acquise qui peut n’affecter qu’un seul sein ou les deux. Il faut toujours, avant de porter le diagnostic, éliminer une pathologie du sein.
Le mamelon est plus ou moins enfoui en arrière de l’aréole, il a un aspect rétracté permanent et “ne ressort jamais”.
Un traitement chirurgical « minime » consiste à supprimer la rétraction de ce mamelon vers la profondeur pour qu’il « ressorte ».
Le chirurgien pratique, sous anesthésie locale ou générale selon vos souhaits, une petite incision dissimulée sous ce mamelon (donc quasiment invisible) afin de pouvoir “l’extérioriser”. Ensuite une suture discrète (fils résorbables) est pratiquée et un pansement léger est mis en place. Cette intervention est très peu douloureuse et permet rapidement de retrouver ou de créer un mamelon “en relief” plus harmonieux avec le sein de la patiente. Parfois une prise en charge est possible, le chirurgien vous en informera si tel est le cas en consultation.
L’intervention chirurgicale se pratique au bloc opératoire de la clinique dans un environnement technologique de pointe ayant reçu l’autorisation pour la réalisation des interventions de chirurgie esthétique par la Haute Autorité Sanitaire (HAS). Elle dure environ 30-45 minutes.
Les risques et complications sont rares, néanmoins bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, cette intervention n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il.
Pour limiter le risque d’hématome aucun médicament contenant des dérivés de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant l’intervention.
Certains retards de cicatrisation peuvent prolonger le port d’un pansement, notamment en cas de nécrose cutanée, très rare. Le tabac est un facteur de risque de mauvaise cicatrisation important. L’intoxication tabagique devra être arrêtée avant l’opération pour diminuer ces risques.
L’infection est rare après ce type de chirurgie, pour en limiter la survenue pour minimiser ce risque les patientes doivent prendre des douches pré-opératoires à domicile avec des antiseptiques.
Au total il ne faut pas surévaluer les risques, mais, simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d’aléas. Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Pour en savoir plus sur la plastie pour mamelon(s) invaginé(s), n’hésitez pas à prendre rendez-vous.

LA CHIRURGIE DU SEIN CHEZ L’HOMME (GYNECOMASTIE)

La gynécomastie est définie comme étant un développement excessif des seins chez l’homme, d’un seul côté ou des deux côtés, de façon symétrique ou non. Elle est généralement peu ou pas douloureuse, mais peut parfois s’accompagner d’une hypersensibilité de la poitrine.
Dans la grande majorité des cas, la gynécomastie est normale, ou “physiologique”, c’est à dire sans cause retrouvée. Toutefois, avant de pouvoir l’affirmer, il faut pratiquer un bilan complet, à la recherche d’une éventuelle cause pathologique ou médicamenteuse. Ce bilan comprend un interrogatoire, un examen clinique, une prise de sang et un bilan échographie. Le traitement chirurgical s’adresse particulièrement aux formes gênantes par leur volume ou leur sensibilité, ainsi qu’aux gynécomasties psychologiquement mal tolérées.
Lors de votre première consultation, le Docteur Lionel SALLAZ, après avoir écouté vos souhaits et motivations, vous examinera attentivement pour s’assurer du bien-fondé d’une opération qu’il vous expliquera précisément. Il vous expliquera ce qu’elle peut réellement vous apporter et ce qu’elle ne peut pas corriger. Il vous informera de la façon la plus détaillée et honnête possible sur cette intervention (position des cicatrices, leur évolution dans le temps, …).
Il vous remettra une fiche d’information ainsi qu’un devis pour que vous puissiez prendre votre décision pleinement informé après un délai de réflexion.

LE PRINCIPE
La cure chirurgicale d’une gynécomastie est une intervention qui parfois peut être prise en charge par votre assurance santé, le chirurgien vous en informera si tel était le cas.
L’intervention chirurgicale se pratique consistant à retirer « le sein en excès » sous anesthésie générale au bloc opératoire de la clinique dans un environnement technologique de pointe ayant reçu l’autorisation pour la réalisation des interventions de chirurgie esthétique par la Haute Autorité Sanitaire (HAS). Une hospitalisation 12 à 24 heures est ensuite nécessaire.
Les suites sont habituellement simples et peu douloureuses.
Les fils de suture seront retirés deux semaines après l’intervention lors de votre consultation de contrôle auprès du chirurgien. La gêne est modérée et les activités normales peuvent être reprises rapidement.

LES RISQUES
Les risques et complications sont rares, néanmoins bien que réalisée pour des motivations essentiellement esthétiques, une cure de gynécomastie n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte médical, aussi minime soit-il. En pratique, l’immense majorité des interventions se passe sans problème et les patients sont pleinement satisfaits de leur résultat.
Un hématome, ralentissant l’évolution normale, peut survenir, il sera prévenu et traité le cas échéant. Pour limiter ce risque aucun médicament contenant des dérivés de l’aspirine ne devra être pris dans les dix jours précédant et suivant l’intervention.
Certains retards de cicatrisation peuvent prolonger le port d’un pansement, notamment en cas de nécrose cutanée, très rare. Le tabac est un facteur de risque de mauvaise cicatrisation important. L’intoxication tabagique devra être arrêtée avant l’opération pour diminuer ces risques.
L’infection est rare après ce type de chirurgie, pour en limiter la survenue pour minimiser ce risque les patients doivent prendre des douches pré-opératoires à domicile avec des antiseptiques.
Au total il ne faut pas surévaluer les risques, mais, simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale, même apparemment simple, comporte toujours une part d’aléas. Le recours à un chirurgien plasticien qualifié vous assure que celui-ci a la formation et la compétence requises pour savoir éviter ces complications, ou les traiter efficacement le cas échéant.

Pour en savoir plus sur la cure de gynécomastie n’hésitez pas à prendre rendez-vous.

LE LIPOMODELAGE DE LA POITRINE

Le lipomodelage, encore appelé lipostructure ou lipofilling, est un transfert graisseux. 

INTERROGATION FREQUENTE
Il n’existe, à ce jour, aucun élément probant permettant de penser que le transfert de graisse pourrait favoriser l’apparition d’un cancer du sein. En revanche, il n’en empêchera pas la survenue, si celui-ci devait apparaître. La patiente a en effet son propre risque de survenue d’un cancer du sein, qui dépend notamment de son âge, de ses antécédents familiaux, de sa densité mammaire. Elle doit aussi comprendre que toutes les précautions doivent être prises pour limiter le risque de coïncidence entre la survenue d’un cancer et le lipomodelage (bilan strict fait avant l’intervention par un radiologue spécialisé en imagerie du sein; bilan strict à 1 an, puis répété à 2 ans, voire 3 ans). Dans cet esprit, la patiente demandant un lipomodelage des seins, s’engage à faire réaliser le bilan pré-opératoire d’imagerie du sein (mammographie, échographie) et surtout s’engage à faire réaliser les examens de référence (mammographie, échographie) à 1 an, 2 ans, voire 3 ans en fonction des recommandations du radiologue spécialisé.

INDICATIONS
Cette technique ne peut répondre qu’à des indications précises, et nécessite que la patiente dispose d’un « capital adipeux » suffisant pour permettre un prélèvement de la graisse dans de bonnes conditions. Les patientes très très minces ne sont donc pas de bonnes candidates à cette technique. Elle peut répondre aux attentes d’une patiente souhaitant une augmentation de volume modéré du sein ou désirant retrouver un galbe plus harmonieux sur un sein « vidé » (après amaigrissement, grossesse, allaitement).
Cette technique présente deux avantages majeurs :
– elle permet une augmentation du volume du sein, certes modérée, mais complètement naturelle, sans corps étranger, et ne donnant pas l’aspect d’un sein artificiel
– elle permet de traiter dans le même temps les éventuelles surcharges graisseuses localisées dysharmonieuses (sites de prélèvement de la graisse).
Comme avant toute chirurgie du sein, un examen clinique de la glande mammaire doit être réalisé par le chirurgien afin de dépister un processus pathologique.
Il est nécessaire de faire réaliser des examens complémentaires spécifiques du sein (mammographie et/ou échographie du sein, voir IRM si besoin) afin de dépister toute anomalie suspecte qui nécessiterait l’avis complémentaire d’un médecin sénologue qualifié, et contre-indiquerait temporairement l’intervention de lipomodelage des seins. Si toutes ces précautions sont prises, l’intervention peut être envisagée sereinement et sans arrière-pensée.
Lorsque l’intervention est une chirurgie à but uniquement esthétique, elle n’est pas prise en charge par l’assurance-maladie. En chirurgie réparatrice du sein, au contraire, l’assurance maladie participe à la prise en charge des malformations ou déformations mammaires, qui peuvent être innées (génétiques ou familiales), induites par un traumatisme (brûlures, accidents), ou survenir sans explication actuellement connue (syndrome de Poland, seins tubéreux, pectus excavatum, …).

AVANT L’INTERVENTION
Le projet thérapeutique est élaboré conjointement entre la patiente et le chirurgien.
En particulier sera abordé le bénéfice esthétique escompté, les limites de la technique en terme de gain de volume, les avantages, inconvénients et contre-indications.
Une étude minutieuse, clinique et photographique est réalisée.
– Un bilan radiologique précis est réalisé par un radiologue spécialisé en imagerie du sein et connaissant les particularités radiologiques des seins ayant bénéficié d’un lipomodelage. Si possible, ce sera ce même radiologue qui réalisera les examens de référence qu’il est nécessaire de faire réaliser à distance de l’intervention.
– Un bilan pré-opératoire habituel est réalisé conformément aux prescriptions.
– Le médecin-anesthésiste sera vu en consultation au plus tard 48 heures avant l’intervention.
– Aucun médicament contenant de l’aspirine ou un anti-inflammatoire ne devra être pris dans les 15 jours précédant l’intervention.

PRINCIPES
Le lipomodelage des seins est habituellement réalisé sous anesthésie générale car plusieurs sites anatomiques sont concernés dans le même temps opératoire:
– les zones de prélèvements ( par exemple : fesses , hanches, abdomen ou culotte de cheval, face interne des cuisses, genoux)
– les seins.

Chaque chirurgien adopte une technique qui lui est propre et qu’il adapte à chaque cas pour obtenir les meilleurs résultats. Toutefois, on peut retenir des principes de base communs. Le choix des sites de prélèvement est également fonction de la quantité de graisse jugée nécessaire, et des sites de prélèvement disponibles. Le prélèvement du tissu graisseux est effectué de façon atraumatique, par de petites incisions à l’aide d’une fine canule d’aspiration. On procède ensuite à une centrifugation de la graisse prélevée, de manière à séparer les cellules graisseuses intactes qui seront greffées. Le transfert du tissu graisseux se fait à l’aide de micro-canules et une technique très spécifique et délicate pour “traumatiser le moins possible” cette greffe de cellules vivantes (dont la prise est estimée de 40 à 70% selon les patientes). La durée de l’intervention est fonction du nombre de sites donneurs, de la quantité de graisse à transférer, et d’un éventuel changement de position pendant l’intervention ( « position à plat ventre de la patiente et/ou à plat dos »). Elle peut varier de 1 heure à plusieurs heures selon les cas.

LES SUITES OPÉRATOIRES
Les douleurs sont en règle générale modérées, mais elles peuvent être transitoirement assez marquées au niveau des zones de prélèvement. Un gonflement des tissus (œdème) au niveau des sites de prélèvement et au niveau des seins apparaît progressivement, et mettra en général en moyenne 1 à 3 mois à se résorber. Des ecchymoses (bleus) apparaissent dans les premières heures au niveau des zones de prélèvement de graisse : elles se résorbent dans un délai de 10 à 20 jours après l’intervention. Une certaine fatigue peut être ressentie pendant 2-3 semaines, surtout en cas de prélèvement graisseux et de liposuccion importante. Après résorption des phénomènes d’œdème et d’ecchymoses, le résultat commence à apparaître dans un délai de 2-3 mois après l’intervention.

LE RÉSULTAT
Il est apprécié dans un délai de 4 à 6 mois après l’intervention. Il est le plus souvent satisfaisant, chaque fois que l’indication et la technique ont été correctes: les seins opérés présentent en général un volume plus important et un galbe plus harmonieux. La silhouette est également améliorée grâce à la lipoaspiration des zones de prélèvement (hanches, abdomen, culotte de cheval, genoux).
Une deuxième séance de lipomodelage est envisageable quelques mois plus tard si nécessaire (et si cela est possible compte-tenu des zones donneuses de graisse), afin d’augmenter encore le volume des seins, ou d’en améliorer la forme. Dans la mesure où la greffe de cellules graisseuses est une réussite, ces cellules resteront vivantes. Le lipomodelage est donc une technique définitive puisque les cellules adipeuses ainsi greffées vivront aussi longtemps que les tissus qui se trouvent autour d’elles. En revanche, l’évolution de ces cellules graisseuses se fait selon l’adiposité de la patiente (si la patiente maigrit, le volume apporté diminuera)., le vieillissement normal des seins n’est pas interrompu et l’aspect des seins se modifiera naturellement avec le temps.


LES COMPLICATIONS
Un lipomodelage des seins, bien que réalisé pour des motivations essentiellement esthétiques, n’en reste pas moins une véritable intervention chirurgicale, ce qui implique les risques liés à tout acte chirurgical, aussi minime soit-il. Un médecin anesthésiste sera vu en consultation avant l’intervention pour les limiter au maximum. En choisissant un Chirurgien Plasticien qualifié et compétent, formé à ce type d’intervention, vous limitez au maximum les risques, sans toutefois les supprimer complètement. En fait, les vraies complications sont rares après un lipomodelage de qualité : une grand rigueur dans la pose de l’indication, et dans la réalisation chirurgicale est de mise, pour assurer en pratique, une prévention efficace et réelle.
L’infection est normalement prévenue par la prescription de douches antiseptiques à réaliser à domicile avant l’opération.
Un pneumothorax ( = traumatisme du thorax) peut survenir très très exceptionnellement, et doit alors faire l’objet d’un traitement spécifique s’il est important (drainage). Une lésion des organes sous-jacents intra-thoraciques (cœur, vaisseaux) est en théorie possible, mais n’a jamais été constatée dans le cadre d’une pratique normale, réalisée par un chirurgien formé à cette technique.
Des zones plus fermes (dites de cytostéatonécrose) peuvent apparaître de façon rare, ce ont des « indurations locales » dues à “la cicatrisation” des seins.  LE TABAC EST UN FACTEUR DE MAUVAISE CICATRISATION. Tout tabagisme devra donc être arrêté ou fortement diminué si vous souhaitez que « la graisse greffée au niveau de votre poitrine ne se résorbe pas ».
Puisque le tissu graisseux déposé reste vivant, il est soumis naturellement aux variations de poids. En cas d’amaigrissement important, le volume des seins diminuera. A contrario, en cas de prise de poids importante les seins peuvent augmenter de volume. Une certaine stabilité pondérale est donc recommandée afin de pérenniser la stabilité du résultat.
Au total, il convient de ne pas surévaluer les risques, mais simplement prendre conscience qu’une intervention chirurgicale comporte toujours une petite part d’aléas. Le recours à un Chirurgien Plasticien qualifié, formé à ce type d’interventions, vous assure que celui-ci a bien la formation et la compétence requises pour savoir éviter au maximum ces complications et, si elles survenaient, les traiter efficacement.